Psoriasis : la complémenthérapie à mettre en œuvre

Le psoriasis est une affection dermatologique fréquente et particulièrement rebelle qui concerne 2 à 3 % de la population. La maladie, qui se présente sous forme de plaques rouges couvertes de peaux mortes (squames), touche de préférence les coudes, les genoux, le cuir chevelu, la région du bas du dos ainsi que les ongles. Le psoriasis, qui évolue par poussées, se caractérise par un dérèglement de l’immunité et l’emballement de la régénération des cellules cutanées, plus précisément des kératinocytes.
Le psoriasis est une maladie chronique d’origine poly-factorielle. Les facteurs favorisants, déclenchants ou aggravants sont nombreux : antécédents familiaux, terrain biologique acide et oxydé, foyers infectieux pharyngés ou bucco dentaires, sensibilité latente au gluten et à la caséine, chocs émotionnels majeurs, perturbations énergétiques du système rein/vessie, sans oublier certains traitements médicamenteux.

Douleurs et psoriasis

Psoriasis et alimentation

En quelques mots, il convient de privilégier une alimentation bio hypo-acide, hypo-toxique, anti inflammatoire et anti oxydante.
Le régime Seignalet donne de bons résultats, moins s’il y a déjà eu évolution vers un rhumatisme psoriasique. Faites en sorte de consommer davantage de fruits et légumes frais, de poissons gras, d’huiles végétales pressées à froid, mais aussi des noix du Brésil, du curcuma et du thé vert.Enfin, accordez une bonne place au cru et préférez les cuissons douces (a la vapeur ou à l’étouffée).La pratique régulière de jeûnes courts peut également s’avérer bénéfique (exemple : 36 heures de jeûne du diner au petit déjeuner du surlendemain).

Psoriasis et supplémentation

Le psoriasis s’améliore souvent en été, pour peu que l’on s’exposes suffisamment au soleil. Les rayons UV aident la peau à fabriquer des substances actives bénéfiques dans le psoriasis, comme la vitamine D et l’acide fumarique. La vitamine D sera évoquée un peu plus loin.
Pour l’heure, attardons-nous sur l’acide fumarique, déjà utilisé en traitement du psoriasis depuis une 40taine d’années, tant en Allemagne et au Pays Bas qu’aux Etats Unis.

L’acide fumarique

L’acide fumarique inhibe la prolifération des kératinocytes et permet de réduire les démangeaisons et la desquamation. On peut escompter une réduction de l’air et de la sévérité des lésions après 4 mois de traitement.En pratique, prendre une gélule de 500 mg à jeun avec un grand verre d’eau pendant 3 semaines, puis augmenter la prise d’une gélule toute les 2 ou 3 semaines, en fonction des résultats obtenus, jusqu’à un maximum de 6 à 7 gélules par jours.Un effet flush est possible. Par « effet flush », il faut entendre : accès brusque de rougeur du visage due à une vasodilatation.Produit conseillé : Fumarique Acide Smart Sity

La lécithine marine

Le poisson et la lécithine marine

Autre option : recourir à de la lécithine marine extraite de poissons pélagiques sauvages des mers froides. La lécithine marine régénère les phospholipides des membranes des cellules cutanées enflammées. Elle permet la régression et la cicatrisation des plaques. Les premiers résultats tangibles (désépaississement des plaques) apparaissent en moyenne au bout de 4 mois de cure.Produit recommandé : Oemine Psoriacalm PhytobiolabConseil d’utilisation : en cure d’attaque, 3 gélules 3 fois par jour pendant 2 mois puis, 4 gélules matin et soir pendant au moins 6 mois. Psoriasis en rémission, 3 gélules matin et soir pendant 2 mois. Pour éviter les récidives, 2 gélules le matin 20 jours par mois. Chaque gélule apporte 76mg de phospholipides de lécithine.

Les « analogues » de la vitamine D

« Mon médecin, m’a dit formellement que la carence en vitamine D n’avait aucun rapport avec le psoriasis, et parallèlement il me prescrit une pommade dont le principe actif est de la vitamine D de synthèse. Ce n’est pas un peu contradictoire ? » Voilà une réflexion pleine de bon sens recueillies sur le forum psoriasis (forum-psoriasis.medicalistes.org).

Depuis les années 80, on sait que la vitamine D intervient dans la régulation de la prolifération cellulaire, notamment au niveau de la peau. Ce qui a incité certains labos à développer des « analogues » de la vitamine D pouvant s’appliquer directement sur les plaques. Par « analogues », il faut comprendre dérivés synthétiques de vitamine D dont « l’invention » autorise le dépôt d’un brevet. Le Calcipotriol fut le premier analogue à être commercialisé à partir du milieu des années 90.Dans les cas de psoriasis chronique léger à modérés, les analogues de la vitamine D remplacent avantageusement les corticoïdes, mais ils ont pour inconvénient notable d’induire un risque d’hyper calcémie (augmentation du calcium dans le sang), surtout lorsqu’il y a une surface de peau importante à traiter.

Pendant longtemps on a brandi ce même risque d’hypercalcémie pour dissuader la prise orale quotidienne de vitamine D à doses relativement élevées. Les travaux scientifiques les plus sérieux montrent que ce risque a été très largement exagéré et qu’il mériterait donc d’être réévalué.Une méta-analyse publiée en 2007 (Hathcock JN al,am J clin Nutr,2007 ; 85 : 6-18), a ainsi conclu qu’il n’y avait pas de risque de toxicité – et donc d’hypercalcémie- en dessous de 30 000 ui par jour.Pour rappel, les autorités sanitaires françaises fixent toujours l’apport maximal tolérable à 1 000 ui/jour, alors que les plus grands experts mondiaux de la vitamine D se rejoignent, eux, sur le chiffre de 10 000 ui/jour ! Cherchez l’erreur…

L’idée d’étudier les effets d’une supplémentation orale en vitamine D à doses efficaces quand le traitement du psoriasis n’a jamais été creusé par les labos parce qu’il n’y a pas d’argent à se faire et parce qu’ il n’est pas envisageable de traiter simultanément par voie orale et cutanée, toujours à cause de ce même risque d’hypercalcémie. Donc, les médecins se limitent à prescrire à leurs patients psoriasiques des bases à base d’analogues de la vitamine D.

Vitamine D : reçue 10/10 à l’examen oral !

Mieux que de longs discours, voici 3 témoignages laissées sur le forum psoriasis, ou l’on s’aperçois qu’une supplémentation orale en vitamine D est capable de produire des résultats spectaculaires chez des personnes psoriasiques et ce, à un coût défiant toute concurrence.

SINBAD : «  j’ai passé la moitié de 2009 à faire des recherches sur internet, suite à un psoriasis apparu fin 2008 et qui se développait assez rapidement, conjointement à un état de fatigue très important. J’ai essayé beaucoup de choses : oméga 3, curcuma… avec des améliorations, mais pas suffisantes à mon goût. Jusqu’à ce que je tombe sur le blog d’un gars qui a aussi testé divers trucs jusqu’à s’orienter vers la vitamine D. à la suite d’une prise de sang, je me suis découvert un faible taux de vitamine D. J’ai commencé à prendre du ZymaD, à raison d’un 20taine d gouttes par jour (= 6000ui).Les effets : disparition à 95% du psoriasis. Disparition dans les mêmes proportions : de ma fatigue chronique, mauvaise humeur, déprime … ZymaD coûte environ 3€ ! à méditer et à comparer aux crèmes des laboratoires pharmaceutiques ». 6 mois plus tard « je continue de prendre ZymaD à raison de 3 000ui par jour, et mon état est stationnaire depuis plusieurs mois : plus de 95% de rémission avec des périodes à 100%. Les mini retours s’expliquent par le stress de la vie quotidienne, la fatigue, l’alcool, le café …et par les semaines ou j’ai tenté d’arrêter la vitamine D et ou j’ai systématiquement observé une légère recrudescence qui me fait immédiatement retourner à mes gouttes ! ».

GASTON : « depuis 1 mois maintenant, je prends 20 gouttes de ZymaD par jour. J’ai l’impression que les plaques s’affinent et s’éclaircissent, mais elles sont encore là. Donc je vais continuer pour voir ».2 mois plus tard : « cela fait plus de 3 mois que je prends du ZymaD et je dirai que mon psoriasis s’est réduit de 75%. Les endroits les plus récalcitrants sont les mollets et quelques petites plaques sur le torse ».

IRMAVIDAL : « aujourd’hui je tiens à vous faire part de mon expérience concernant la vitamine D. je souffre d’un psoriasis palmo-plantaire, aux coudes et un tout petit peu sure le devant des mollets depuis 2007. Il y a 1an et demi, j’avais suggéré à mon médecin, (suite à mes lecture) qu’il serait peut-être bon de vérifier la vitamine D chez moi mais aussi chez l’ensemble des patients souffrant de psoriasis, car en toute logique, si la crème à base d’analogue de la vitamine D est efficace ( et elle l’est !), si les séances d’UV marchent (et ça marche !), et enfin, si l’exposition modérée au soleil fait beaucoup de bien (c’est bien connu que les psoriasis vont mieux après les vacances d’été !) Bon Dieu, et si c’était la vitamine D qui faisait tout ça ? et bien oui !!! moi je suis une grande carencée, je suis à 19ng/ml et en mars 2009 au plus fort de mes poussées, je n’avais que 11ng/ml (pour rappel il y a déficience légère en vitamine D en dessous de 30ng/ml, sévère en dessous de 20ng/ml et carence avérée en dessous de 10ng/ml).J’ai pris de la vitamine D sous forme d’ampoules pendant 6 mois, et depuis mon psoriasis s’en va ! Je revis et je vais pouvoir reprendre ma profession, alors que je venais de faire une demande de mise en invalidité, car il m’était devenu impossible de marcher longtemps et je ne pouvais pratiquement pas utiliser mes mains dans des conditions normales ! ».

Notre intention n’est pas de pousser les personnes psoriasiques à se supplémenter en vitamine D de manière « sauvage ». Pas question de prendre 30 000ui par jour pour que le psoriasis s’en aille plus vite ! mieux vaut d’abord consulter soin médecin et procéder à un dosage sanguin afin de déterminer ses besoins en vitamine D. L’objectif à se fixer est d’atteindre un taus sérique optimal, soit 40 à 60ng/ml.
Et au niveau local ?

Il existe, bien entendu, des solutions naturelles permettant d’agir directement sur les zones atteintes. Le produit à essayer en première intention est le Regulatpro® Bio.
La aussi, nous aurons recours à un témoignage extrait d’un ouvrage allemand sur le Regulatpro®, qui montre tout l’intérêt de ce produit à base d’enzymes fermentés en cascade.Le témoignage en question est celui d’un homme de 37 ans : «  depuis 10 ans je souffre d’un important psoriasis au niveau de la jambe droite. J’ai entendu parlé par hasard du taux de réussite par traitement du Regulatpro®. Il m’a été recommandé d’appliquer le concentré enzymatique dilué dans une quantité identique d’eau sur les zones touchées – et de pulvériser plusieurs fois par jour si possible, tout au moins matin et soir. J’ai effectué ceci pendant 6 mois (la plupart du temps uniquement le soir). Au bout de 4 mois, les premiers signes de guérison sont apparus. Au bout de 7 mois la peau était guérie ».

Didier LebailRebelle Santé mai 2011

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